On doit à
François Grimard 209une biographie fort bien construite de Noël Morin. Nous n’avons pu mettre la main sur la publication originale mais le texte a été repris par Pierre Lagacé sur son blogue. Parmi les familles que Robert Giffard recrute en vue de les installer sur ses terres, il y a Noël Morin, seigneur de St-Luc.
Jean de Lauzon, gouverneur de la Nouvelle-France, concédait à Noël Morin, le 15 novembre 1653, un quart de lieue de terre de front sur une lieue de profondeur à commencer à un arpent au-dessous de la rivière La Caille et remontant le Saint-Laurent du côté sud. L’Ile-aux-Oies était englobée dans cette concession. Le seigneur Morin devenait ainsi propriétaire d’une portion de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, aujourd’hui comprise dans la ville de Montmagny. Celui-ci est originaire de Brie-Comté- Robert, paroisse de St-Étienne dans l'Ile de France, où il est né en 1616 du mariage de Claude Morin et de Jeanne Moreau. Avant de venir en Nouvelle France, Noël Morin aurait vécu à St-Germain de Soisé. Il arriva à Québec en 1632, au temps de Champlain. Il vit dans la vielle capitale jusqu'en 1663 alors que le gouverneur de Lauzon le fit Seigneur de St-Luc, fief de la paroisse de Mont- magny. Un de ses fils, Germain, fut le premier prêtre canadien. Sur les dates de sa traversée, de son installation et de ses premières années sur le sol canadien on ne sait pas grand chose. On sait cependant qu'il exerce le métier de charron. De plus, il sera tantôt défricheur, tonnelier, maréchal ferrant, exerçant ces métiers à l'ombre de l'Habitation de Champlain. Un événement important va avoir bientôt lieu dans la vie de notre ancêtrre Noël Morin: son mariage, le 16 janvier 1640 avec Hélène Desportes, née en 1614. La cérémonie a lieu à la maison d'Olivier Le Tardif dit Tardif. Que donne-t-il à sa future? Devant le notaire Martial Piraube, il accorde deux cents livres à prendre et à percevoir sur une maison située à Brie Comté Robert que ledit époux a eu de la succession de sa mère,
4on où pend pour enseigne le cheval blanc en la rue des Fontaines proche la porte de la ville de St-Etienne »
210 Quant à la promise, Hélène Desportes, elle apporte la jouissance d'une maison située audit Québec, proche de l'église Notre-Dame de la Recouvrance, de deux arpents de terre sis proches du Mont Carmel et d'un jardin contenant quarante perches, attenant à la maison. Hélène Desportes est le premier enfant issu de parents français, né en Nouvelle France. Elle est la fille de Françoise Langlois, femme de Pierre Desportes. Elle est la nièce d'Abraham Martin, qui a donné son nom aux fameuses plaines d'Abraham à Québec. C'est son deuxième mariage. En premières noces, elle a épousé Guillaume Hébert, fils de Louis, de Guillaume Hébert qui meurt en 1639, elle a deux enfants, Joseph et Françoise. De cette union avec la veuve Hélène Desportes, Noël aura douze (12) enfants, en plus des deux enfants de Guillaume Hébert, à qui il accordera les mêmes qu'aux siens propres. Deux de ses fils dont notre aieul Alphonse épousent des Filles du Roi . Alphonse sera connu sous le double patronyme Morin Valcourt et Jean-Baptiste sous celui de Morin Rochebelle.
Le 16 avril 1645, Noël Morin obtient une terre de quarante (40) arpents située sur le Côteau Ste-Geneviève. Sur ce terrain, il fera construire trois (3) corps de logis; deux avec des chambres et une cuisine, le troisième sera utilisé comme boutique, où il exercera son métier de charron.
En 1663, l'ancêtre devient seigneur d'une partie de la seigneurie de la Rivière du Sud, au lieu dit Pointe à la Caille. Sa terre prend le nom de St-Luc et Noël Morin sera désormais désigné sous le nom de sieur de St-Luc. Généreux par nature, de toute cette terre, il s'en départira aux profits de ses enfants aux parents de ceux-ci de même qu'à son gendre par alliance, Guillaume Fournier. Enfin, réalisant que les années commencent à être de plus en plus lourdes à supporter, il se donne à ses fils Charles et Alphonse. De 1673 à 1676, Noël morcelle le fief de St-Luc au profit de Guillaume Fournier, Jean Groulx, Alphonse Morin, Louis Bossé et quelques autres.
La famille est listée Au recensement de Saint-Jean SAint-François, et Saint Michel en 1666. Ils ont un engagé
C'est en 1680 que l'ancêtre Noël meurt. Il sera inhumé à St-Thomas de Montmagny, dit Pointe à la Caille ( Au PRDH l’acte de sépulture est fait à Québec). Sa femme le suivra peu après. C'est en 1683 que les co-seigneurs de St-Luc, Charles et Alphonse rendent foi et hommage à la seigneuresse Louise Couillard de Lespinay et lui versent leurs droits de fief qui leur sont dus à cause de la mutation arrivée par le décès desdits défunts Sieur Morin et Hélène Desportes, sa femme.
Cette union féconde est entrée dans l'histoire grâce aux innombrables descendants que cette union a laissés, descendants qu'on retrouve un peu partout à travers le Canada Français.
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Deux des enfants épousent des filles du roi dont notre aieui Alphonse