Naissance11 nov 1642, St-Jean-de-l’Aigle, Normandie (ar. Mortagne, Orne) FRANCE
Baptême14 nov 1642, St-Jean-de-l’Aigle, Normandie (ar. Mortagne, Orne) FRANCE Âge: <1
Décèsjan 1692, Québec, Qc Âge: 49
Sépulture3 jan 1692, Québec, Qc
OccupationGreffier de la Prévosté, notaire royal151
RemarquesNotaire de l’ancêtre André Bergeron
NotulesBio à compléter, PRDH Vérifié, •
En 1666, sur présentation de M. le Barrois, agent général de la Compagnie des Indes Occidentales, Gilles Rageot était installé comme notaire garde-notes dans la juridiction de Québec. Plus tard, quand la Compagnie des Indes Occidentales remit la propriété de la colonie au roi, Rageot se fit donner des lettres de provision par le roi. Ces lettres sont en date du 17 mai 1675 (insinuations du Conseil Souverain, cahier 1 folio 70). Rageot fut le premier notaire nommé directement par le roi dans sa colonie du Canada. Il exerçait en même temps la charge de greffier de la Prévoté de Québec. En 1668, il fut envoyé aux Trois-Rivières 4Trois de ses fils, dont notre ancêtre François
117, suivirent les traces de leur père, en devenant greffier et notaire. On parle de
Nicolas et de
Charles. Ce qui laisse penser que Gilles père les a initiés. Gilles Rageot eut quatre autres fils dont deux religieux et une seule fille, tous nés de son union avec Marie-Madeleine Morin le 29 mai 1673. Personnage important en Nouvelle-France, protégé de Mgr Laval, il occupa plusieurs fonctions; il fut, entre autres, commis au greffe du Conseil Souverain en 1663. greffier du lieutenant civil et criminel, notaire garde-notes dans le ressort de Québec, notaire royal de 1666 jusqu’à son décès en janvier 1692, rédacteur du mémoire des marchandises pour la traite des Outaouais en 1667. Rédacteur de l'Aveu et dénombrement de la seigneurie de Gaudarville en 1668.
152Il semble qu’il était de nature belliqueuse et on peut affirmer qu’il n’entretenait pas nécessairement des relations harmonieuses avec tous ses confrères. Quelques jugements à l’appui de ces affirmations :
• En 1670,
Gilles Rageot de Saint-Luc fut condamné à payer des dommages-intérêts et les frais de pansement de
Pierre Richer après l'avoir maltraité et lui avoir fait plusieurs trous à la tête 21
• Il eut défense de travailler pour avoir laissé sortir la femme
Anne Bauge de prison en 1676 21.
• Il fut réprimandé pour avoir continué de travailler et condamné à payer 20 livres d'amendes et interdit pendant deux mois, du 5 août au 5 octobre en 1676.
Source : Roy, J.-Edmond.
Histoire du notariat au Canada depuis la fondation de la colonie jusqu'à nos jours. 1899 (Lévis [Québec] : La revue du notariat)
Il avait pourtant fait l’objet, en 1669, d’une information de vie et de moeurs. On sait que le but de cette enquête était de savoir
4e praticien était bon catholique et s'il avait quelques connaissances juridiques »
D’autres renseignements biographiques sont disponibles dans le
Dictionnaire du Canada en ligne 151 et sur le site erudit.org qui nous donne accès à l’article
4Inventaire critique des notaires royaux des gouvernements de Que?bec, Montre?al et Trois- Rivie?res (1663-1764) »
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