L’histoire de cet aieul nous est racontée par Marcel Martin dans un livre merveilleusement documenté et écrit.
Un Martin en Amérique publié chez Septentrion 296. Je ne saurais qu’en suggérer la lecture à ses descendants, qu’ils portent ou non son nom. Nous sommes les descendants de son fils François-Lucien et de sa fille Marie-Anne.
4s de Jacques Martin et de Luce Chalut, Joachim Martin est né vers 1636, dans le patelin d'Aytré, aujourd'hui petite commune de La Rochelle, chef-lieu de la Charente-Maritime.
Le mardi 11 avril 1656, Joachim Martin, 20 ans, s'engage à aller vers Québec, pour trois ans. Il embarque quelques jours après, à La Rochelle, sur le navire Le Taureau, sous la protection de François Peron, propriétaire et armateur.
Quelques années plus tard, le 17 octobre 1662, il se présente à la maison de l'ancêtre Paul Chalifour, avec le notaire Audouart. Il veut épouser l'aînée des filles Chalifour, Marie, baptisée le 5 octobre 1649.
C'est le 5 novembre 1662, à l'église de Notre-Dame de Québec que l'union est bénite. Hélas! Marie Chalifour, âgée d'à peine 14 ans, décède le 12 octobre 1663 et est inhumée à Québec. Pour son mari et sa famille, c'est un départ rapide et douloureux.
Joachim Martin obtient le 10 décembre 1664, une concession à l'Île d'Orléans, dans la future paroisse de St-Pierre. Lors du recensement de 1667, Joachim a 30 ans et déclare qu'il possède neuf arpents de terre en culture.
Il fait ensuite la rencontre d'Anne-Charlotte Petit, âgée de 18 ans, fille de l'ancêtre Pierre Petit et de Catherine-Françoise Desnaguez, originaire de Saint-Germain-l'Auxerrois, ville de Paris, qui vivent à Québec depuis 1647.
Le lundi 27 mai 1669, le couple d'amoureux est à la maison de Paul Chalifour, pour signer leur contrat de mariage. L'union est célébrée le dimanche 16 juin 1669.
Le couple s'établit à l'Île d'Orléans et à part la naissance de leurs quatre enfants, rien à signaler jusqu'en 1680.
Au recensement de 1681, la famille Martin vit à la Petite Auvergne où elle possède 1 fusil, 10 bêtes à cornes et 15 arpents de terre en culture. Pierre Petit, père, qui a 60 ans, demeure avec sa fille Anne-Charlotte et son gendre.
Les Martin passent l'été de 1684, à Québec, puis retournent à l'Île d'Orléans, en 1685, paroisse Saint-Pierre, où sont baptisés leurs deux derniers enfants. En 1689, selon le plan du cartographe Villeneuve, leurs voisins sont Pierre Roberge et Vincent Guillot.
Celui qui nous concerne dans la présente généalogie, c'est l'aîné de huit enfants, Louis Martin, né à Sainte-Famille le 12 juin 1671. Le 12 janvier 1700, Louis épouse Louise Raté, née le 17 juin 1680, fille de l'ancêtre Jacques Raté et d'Anne Martin, cette dernière est la fille d'un autre ancêtre Martin, Abraham, dit l'Écossais.
Des onze enfants de Louis et Louise, celle qui tisse le rameau jusqu'à la mère de mes enfants, c'est Marie-Anne Martin, née le 26 décembre 1701, à St-Pierre. Elle épouse en 1723, l'ancêtre René Devin.
L'ancêtre, Joachim Martin, après neuf jours de maladie à l'Hôtel-Dieu de Québec, décède âgé d'environ 57 ans, inhumé le 30 juin 1690.
La veuve, Anne-Charlotte Petit épouse le 10 septembre 1691, Antoine Juchereau, âgé de 40 ans. Ce dernier décède le 3 mai 1699. Elle convole en troisième noce, le 11 juin 1703, avec Jean-Paul Maheu qui décède le 25 décembre 1708.
Finalement, l'aïeule des Martin décède en 1736, à l'âge d'environ 84 ans et est inhumée le 3 mars, au cimetière de Saint-Augustin, près de Québec. »
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