“Le premier avril 1643, Jean Mignault s'engage comme soldat, pour 3 ans, pour la Compagnie générale de la Nouvelle-France. Le 27 avril suivant, 2 vaisseaux laissent les quais de La Rochelle pour se diriger vers Tadoussac et Québec. Jean traverse l'Atlantique sur l'un de ses vaisseaux, soit "La Madeleine d'Olonne" ou "La Marie de Dieppe". Jean Mignault est né vers 1630, fils de Nicolas Mignault et de Madeleine de Brie, à Châtillon, près de Bagneux et de Fontenay-aux-Roses, maintenant dans le canton de Sceaux, arrondissement Antony, dans le département Hauts-de-Seine, en banlieue parisienne. Durant les trois premières années de Jean Mignault, dit Châtillon, en Nouvelle-France, l'histoire n'a rien laissé à son sujet. Le journal des Jésuites signale sa présence le 4 mai 1647, jour où il partait de Sillery avec quelques Français et à la tête d'un groupe de Hurons pour aller en guerre contre les Iroquois du côt de Ville-Marie. Châtillon connaît bien aussi Trois-Rivières et le petit peuple qui l'habitait. Or, François Marguerie, originaire de Saint-Jean de Mortagne, au Perche, est l'époux de Louise Cloutier, fille de l'ancêtre Zacharie Cloutier et de Sainte ou Xaintes Dupont, depuis 1645. Le 23 mai 1648, ce brave Marguerie, guide et interprète, se noie avec Jean Amiot en traversant le fleuve dans un vieux canot d'écorce en face de Trois-Rivières. Jean Mignault se met à fréquenter Louise Cloutier, veuve sans enfant. Ils conviennent de signer un contrat de mariage devant le notaire Claude Lecoustre, mercredi 23 septembre 1648. La bénédiction nuptiale leur est donnée le 10 novembre suivant, à Beauport. Le nouveau couple décide de vivre dans la région de Québec. En 1657, ils demeurent à Beauport. Par le Journal des Jésuites, nous apprenons que, le 27 octobre 1661, la maison des Mignault fut la proie des flammes. Au recensement de l'année 1666, l'habitant, le guérisseur et le tailleur d'habit, Jean Mignault, 38 ans, et sa femme, vivent bel et bien à Beauport avec leurs 6 enfants. En 1667, Jean exploite trente-cinq arpents de terre en en culture dans le fief de Zacharie Cloutier, son beau-père. De plus, il possède une habitation où il y a seize arpents de défrichés, mais sans aucune personne vivant dessus. La mignonerie se compose de treize Mignault, tous nés à Beauport entre 1650 et 1674. L'aînée des filles est celle qui nous lie à l'ancêtre dans cette description généalogique. Thérèse Mignault, est née le 9 septembre 1651, et elle épouse en première noce, Nicolas Lebel, à Château-Richer, mais, il décde à la fin de 1678. Le 6 février 1679, Thérèse Mignault convole en justes noces avec l'ancêtre René Ouellet, né vers 1649, originaire de Paris et veuf d'Anne Rivet. Thérèse déjà mère de quatre enfants, ajoute huit autres enfants Ouellet, au trois enfants du premier mariage, de son nouveau mari. L'ancêtre Jean Mignault meurt vers 1680, possiblement à Rivière-Ouelle. La veuve Louise Cloutier est prsente au recensement de 1681, comme citoyenne de la Rivière-Ouelle. Elle épouse en troisième noce, le 3 février 1684, Jean Matteau. Elle meurt finalement à Château-Richer, le lundi 22 juin 1699, inhume le lendemain. L’auteur écrit que ce récit est tiré de la
généalogie de Robert Rochon, l’hyperlien ne conduit plus au texte original.
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