Naissance30 aoû 1879, St-Germain-de-Grantham, Qc7,2,8
Baptême31 aoû 1879, St-Germain-de-Grantham, Qc Âge: <1
Bapt MémoSimon Bergeron et son épouse Marie Éthier sont ses parrain
Décès4 jan 1950, St-Hyacinthe, Qc Âge: 70
Sépulture1 jul 1950, St-Hyacinthe, Qc
Cause de la mortACV
OccupationCultivateur et menuisier
Notules b, m, Bio à compléter, Chemise famille
Les familles Bergeron et Janelle sont liées depuis leur arrivée en Nouvelle France. Marie Anne Guédon, fille du roi, épouse à son arrivée Gabriel Benoit Laforest. Leur fille Marie Benoit, mariée à Jean Guy Vacher Lacerte, assure la descendance du couple jusqu’à Félix Bergeron alors que, Françoise, la fille du frère de Gabriel épousera François Janelle, l’ancêtre de Julie Anne.
Après leur mariage, le couple Félix et Julie Anne s’installe chez Napoléon Bergeron, le frère de Félix qui vit à St-Germain dans une grande maison du rang ...... Cette maison fait face à celle d’Alfred, aussi le frère de Félix. Les deux maisons existent toujours mais celle d’Alfred a été déplacée sur la gauche par le dernier propriétaire ( voir photo). Simone, l’ainée de la famille qui comptera dix enfants, nait à St-Germain. En 1906 ou au début de 1907, à tout le moins avant la naissance de Marc, la famille déménage à St-Nazaire-d’Acton, terre que Félix devra dessoucher et qui s’avèrera impropre à la culture. Il achète la terre de monsieur Joseph Arpin sise au 12è et 13è rang.
Une terre située en paroisse de St-Nazaire d’Acton sur le 13e rang du Canton de grantham de la contenance de trois arpents trois perches et seize peids de largeur sur 25 acres de profondeur plus ou moins
La famille quitte St-Nazaire en 1919 ou 1920 pour s’établir à Ste-Rosalie (auj. annexée à Saint-Hyacinthe) sur une terre de 300 acres qui s’étale entre le 3è (auj. la route 224) et le 2è rang et du 2è rang au Rapide-Plat.
(voir photo dans la section Multimédia )
En 2009, leur fils Robert, alors âgé de 85 ans décrit la ferme de ses parents en ces termes.
4des fraises, framboises, cerises de terre, groseilles et de la rhubarbe dont Julie-Anne faisait de délicieuses confitures et compotes. Quinze acres étaient consacrés à la culture des pommes de terre, des choux de Siam, des carottes, haricots, des légumes f
aciles à conserver tout l'hiver dans une cave non chauffée. Vingt-quatre arpents étaient réservés à la betterave à sucre vendue à une compagnie spécialisée dans la production du sucre et autres sous-produits dont la mélasse. Le champ entre le 2e rang et le Rapide-Plat, servait à la culture du maïs qui, entreposé dans le silo, servait à nourrir les animaux ; à la culture du foin de la luzerne et de l’orge. Cette dernière céréale était réservée à la fabrication de la bière et du café. Du sarrasin, on tirait de la farine ; enfants et petits-enfants se souviennent des galettes que cuisaient grand-mère et qu’elle arrosait de mélasse ou de sirop d’érable. » Robert conclut en disant que la famille manquait de rien mais que le 10 enfants dès qu’ils étaient en âge d’aider mettaient l’épaule à la roue.
Simon Lavallée, l’ainé des petits-enfants, qui a passé de nombreuses vacances à la ferme a de mémoire, a dessiné la ferme et ses différents bâtiments.
En 1946, les enfants ayant quitté la ferme, Félix vend sa terre et s’installe au village de Sainte-Rosalie, à quelques pas de l’église. Félix et Julie-Anne n’y demeureront pas longtemps car ayant fait un AVC qui le laissa hémiplégique et aphasique, Félix décédera à Saint-Joseph à l’hiver 1950 à l’âge de 64 ans. Julie-Anne le suivra six plus tard soit en janvier 1956 à l’âge de 69 ans. On se souviendra d’un grand-père travailleur, silencieux mais attentif, talentueux, les meubles qu’il fabriquait ayant la facture d’un ébéniste et que dire de l’immense crèche de Noël faite d’arachides montées au sirop d’érable. Elle subissait des attaques qu’on aimait faire passer sur le dos des souris, ce qui le faisait sourire avec complicité.